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 l'interdite

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MessageSujet: l'interdite   Lun 16 Jan - 23:14

salamoualikom,je cherche le roman de malika mkoddem l'interdite , merci







































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MessageSujet: Re: l'interdite   Mar 17 Jan - 2:09

voilà pour vous lily19 un aperçu sur le roman(l'interdite ),pour plus d'informations cherchez sur le net: La critique d'aujourd'hui est un peu différente. Je voulais faire une critique de ce livre que j'aime beaucoup, et j'ai retrouvé l'exposé que j'avais fait dessus en maîtrise. Je vous le mets ici.
Bien sûr, il voit le livre sous un angle donné "L'exil, et le choc des cultures", mais je pense que ces angles d'approche en disent assez longs sur l'ouvrage. Il est plus long qu'une critique normale, étant jalonné de citations qui illustrent mon propos, j'espère donc que la longueur ne vous dissuadera pas. Je n'enlève pas les citations qui, à mon avis, montrent un aperçu de la richesse de ce roman.
Je ne mets pas de résumé, car résumé et critique s'entremêlent au long de l'exposé. Dites-moi si ça ne vous plaît pas. En effet, ça peut être laborieux à cause de la longueur, et de l'entrelacs du résumé et de la critique.
L'auteur:
Malika Mokeddem est née le 5 octobre 1949 à Kenadsa. Elle fait des études de médecine à Paris, puis à Oran. Elle s'installe à Montpelier en 1979. Elle y exerce la profession de néphrologue. Son époux est français. Elle arrête l'exercice de ses fonctions en 1985 pour se consacrer à la littérature. "L'interdite" a été publié en 1993.
Introduction:
L'interdite, c'est Sultana Medjahed. Elle est interdite dans le petit village d'Aïn Nekhla. De la même façon, il est interdit de lui parler, de sympathiser avec elle.
I: Différentes formes d'exil:
Exil physique:
Adolescente, Sultana Medjahed est partie de son petit village d'Aïn Nekhla, au Sud de l'Algérie. Elle en est partie faire ses études à Oran, puis exercer le métier de médecin à Montpellier. A l'époque de l'histoire, elle retourne dans le petit village. Elle revient parce que son ancien amour, Yacine, lui-même médecin dans ce village est mort. Elle vient assister à son enterrement, mais peut-être vient-elle surtout régler des comptes avec son passé et le village. Il semblerait que l'exil ait eu des bien faits, comme la possibilité d'étudier, de devenir médecin, mais aussi des conséquences néfastes pour Sultana. Elle semble n'avoir de place nulle part: "Les vraies algériennes n'ont pas de problèmes avec leur être. Elles sont d'une époque, d'une terre. Elles sont entières. Moi, je suis multiple et écartelée depuis l'enfance. Avec l'âge et l'exil, cela n'a fait que s'agraver. Maintenant, en France, je ne suis ni algérienne, ni même maghrébine. Je suis une arabe. Autant dire rien. Ici, je ne suis pas plus algérienne. Ni française, je porte un masque. Un masque d'occidentale? Un masque d'émigrée? Pour comble du paradoxe, ceux-ci se confondent souvent. A force d'être toujours d'ailleurs, on devient forcément différent."
Yacine est Kabyle. Il a, lui aussi fait ses études à Oran, en même temps que Sultana. Alors qu'elle s'exile en France, il s'exile à Aïn Nekhla où elle a vécu son enfance. Son seul espoir, c'est de la faire revenir.
Le père de Sultana était un Chaâmbi (tribu des hauts plateaux). La mère de Sultana aurait dû épouser Bakkar, le maire actuel, mais elle a préféré le Chaâmbi. Cela exacerbe peut-être la haine de Bakkar vis-à-vis des étrangers.
Exil mental:
Sultana s'exile dans sa tête. Elle a des hallucinations. Elle est persuadée que Yacine habite encore la maison qu'il habitait avant de mourir. A un moment, elle voit une voiture sans conducteur la suivre. Enfin, en rentrant de l'hôpital, elle est prise dans une tempête de sable qui n'existe pas. Ces hallucinations sont peut-être des barrières qu'elle érige entre elle et la vérité qu'elle refuse de se rappeler.
Dalila est une petite fille d'environ dix ans. Elle s'exile dans sa tête. Tout au long du roman, elle parle de sa soeur Samia qui est partie en France. La soeur de Dalila refuse le joug d'un homme, elle continue ses études. Les hommes de la famille, surtout les frères de Dalila, la rejettent car elle a osé transgresser les règles du village selon lesquelles les femmes sont soumises à leur père puis à leur mari. Sa façon d'agir évoque celle de Sultana. A la fin du roman, le lecteur apprend que Samia est en fait, une invention de Dalila. Dalila projette ses rêves sur cette invention. "Samia, elle veut seulement étudier et marcher dans les rues quand elle veut, et être tranquille." Lorsqu'elle parle de sa prétendue soeur, elle a l'air très au courant de la situation que vivrait une algérienne exilée. "(...) là-bas aussi, Samia, elle a pas son espace parce qu'elle est une étrangère et que Samia est une étrangère partout." Lorsque Dalila dit ça, le lecteur ne peut s'empêcher de penser à la situation de Sultana. A travers elle, l'auteur veut-elle dire qu'un exilé vit inévitablement cette situation? D'autre part, Dalila est une enfant solitaire. Au long du roman, Vincent et Sultana la rencontrent sur une dune, là où elle avait l'habitude de rencontrer Yacine. Chaque fois, elle leur dit qu'ils ont fait fuir quelqu'un ou quelque chose qui vient la voir quand elle est seule et à qui elle raconte tout. On peut penser que c'est une autre invention, mais on n'en n'a jamais la preuve, étant donné qu'elle ne fait aucun bruit, que Sultana et Vincent ne la voient jamais, qu'elle ne laisse pas de traces, et que Dalila ne dit jamais qui c'est. Dalila s'entoure donc d'imaginaire, de rêve, d'espace, pour fuir la réalité de sa future condition de femme qu'elle devine trop bien en regardant sa mère. C'est une sorte d'exil mental. Cette fuite dans le rêve est parfois teintée d'humour: "Ma soeur Samia, elle dit que nous, les filles d'Algérie, on est toutes des Alice au pays des merguez. Comme on n'a jamais de merveilles, on met des épices partout partout. Les rêves sont mes épices."
Exil de la différence:
Sultana s'exile aussi par ses actes: elle va habiter chez Yacine, la première nuit avec Salah, la seconde avec Vincent et la troisième avec les deux. En outre, on ne laisse pas les femmes assister aux enterrements et elle assistera à celui de Yacine. Et elle ne pourra pas s'empêcher de provoquer le village en prenant la tête du cortège. Plus tard, les femmes se révoltent contre les intégristes du village, contre les hommes qui les assujettissent. Elles voudraient faire de Sultana leur porte-parole. Mais elles aussi voudraient la changer. Elles trouvent qu'elle se conduit trop légèrement. Sultana refuse de prendre la tête de la révolte. Elle est d'accord: les femmes doivent se révolter, mais elle ne partage pas leur combat. Son combat est celui de la liberté de la femme, certes, mais aussi un combat personnel à cause de ce qui lui est arrivé quand elle était enfant par la faute de ces mêmes hommes qui veulent la chasser aujourd'hui. Depuis l'enfance, elle est différente à cause du secret de la mort de sa mère. Ensuite, adolescente, elle a eu la chance de rencontrer Paul Challes qui habitait la maison qui serait occupée plus tard par Yacine. Lui aussi était médecin. Il a appris à Sultana à aimer la musique et la poésie. Certains hommes du village n'y ont vu que luxure. Sultana ne revient pas pour se fondre dans la masse, mais pour crier sa différence.
Le père de Sultana aussi était différent. Outre qu'il était d'une tribu des hauts plateaux, il adorait sa fille.
Dalila est également différente des autres. Elle veut apprendre le français, et veut s'instruire d'une manière générale. "Depuis cinq ans, (...), quand je sors de l'école, je vais dans la maison de Ouarda, (...) elle est maîtresse au collège. (...) Je garde son bébé. Je me suis louée chez elle. Pas pour l'argent, pour qu'elle m'apprenne. Je travaille beaucoup seule aussi, et je lui montre quand elle a du temps. (...) Elle dit que je fais des grands progrès très vite." Elle est différente de ses frères qui ne font rien en classe. De plus, elle lit le dictionnaire, même quand elle ne comprend pas. Ca lui "promène la tête".
II: Choc des cultures:
Points de vue négatifs:
Certains points de cette culture sont jugés négatifs par Sultana. Quand Elle discute avec Dalila, et que celle-ci emploie des mots arabes au milieu de mots français, Sultana la reprend. C'est une forme de refus de la culture algérienne. Sultana ne veut pas de mélanges. Dalila lui fait d'ailleurs une remarque à ce sujet. Elle lui dit qu'elle est une "vraie mélangée": c'est-à-dire qu'elle est vraiment assimilée à la culture française. Si Sultana se rappelle parfaitement certaines caractéristiques de sa culture d'origine, sa culture française fait qu'elle ne les supporte plus. Peut-être ne les a-t-elle jamais supportées. "Je n'ai rien oublié: ni cette curiosité qui cingle. Ni cette ingérance qui s'arroge tous les droits. Quand l'inquisition est érigée en civilité, les questions sont des sommations et se taire devient un aveu 'd'infamie."
De plus, lorsque Sultana exerce sa profession pendant quelques jours à Aïn Nekhla, elle replonge dans l'ignorance dont témoignent certains hommes. Elle a un regard mi-amusé mi-excédé sur cette primitivité. Un homme veut qu'elle le guérisse sans avoir à l'examiner. Certains autres sont sûrs que la solution à leurs maux est la piqûre. Il y a aussi une fillette qui a peur de perdre sa virginité juste parce qu'on le lui souhaite. Tous ces gens et d'autres encore montrent que sur certains plans, le village a des progrès à faire. Et puis, certains hommes ne veulent pas être examinés par une femme.
Pourtant, Sultana évoque son adolescence où "les premiers suppositoires distribués avaient été fondus dans le thé et bus", où "les pomades ophtalmiques avaient été prises à la petite cuillère et poussées par des gorgées de thé", et ce petit trait humoristique Est aussi une petite note d'espoir: les choses évoluent, même si ce n'est pas aussi vite qu'elles le devraient.
D'autre part, Sultana ne s'est jamais habituée à son exil, et en même temps, elle n'a jamais pu revenir dans son village. En elle, les deux cultures s'opposent. Si Sultana ne peut accepter complètement aucune des deux cultures, lorsqu'elle revient, elle reprend tout naturellement certaines habitudes. Par exemple, elle tutoie le chauffeur de taxi. Elle n'a pas non plus oublié les paysages, les odeurs, les gens. Elle est toujours très imprégnée de sa culture algérienne. Par exemple, elle parle d'une "fleur jaune à l'arôme entêtant". Elle dit: "J'en ignore toujours le nom français."
Dalila aussi ne voit que les mauvais côtés de la culture algérienne. Elle voit sa mère qui travaille toujours, qui dit que "l'enfer c'est tous les jours, c'est maintenant", qui est soumise et qui est frappée par tous les hommes de la maison, surtout ses fils islamistes. Elle fuit donc cela dans les études et les rêves d'espace. Peut-être sent-elle confusément que les études l'aideront à s'éloigner de son destin de femme algérienne dans un village gouverné par un intégriste. Peut-être s'invente-t-elle une soeur parce qu'imaginer ce qu'elle pourrait faire plus tard la stimule. Cela montre aussi qu'elle sait pertinemment que les hommes de sa famille la renieront si elle sort du chemin tracé par eux. Peut-être est-ce un moyen de s'y préparer.
Points de vue positifs:
Au début du livre, le lecteur pourrait croire que Sultana renie sa culture. En fait, elle en rejette les aspects jugés négatifs. Ces aspects négatifs se confondent avec l'ostracisme qu'elle a connu lors de son adolescence, avec son histoire personnelle. Mais Sultana ne rejette pas la culture algérienne en bloc au profit de la culture française. Cela se voit surtout dans sa discussion avec Dalila.
"-(...) L'école, elle est plus l'espace où on apprend. (...) C'est qu'une fabrique d'abrutis et de petits islamistes. (...)
-Pourtant, toi, tu réfléchis et tu contestes.
-Oui, mais des comme moi, y'en n'a pas beaucoup. (...)
-Quelles sont ces menaces que t'inflige l'école?
-Ces bêtises du Hadith qui veulent te faire vivre comme elles vivaient, les femmes et la fille de Mohammed le prophète. (...) Et si tu refuses de suivre ce chemin, on te promet tous les enfers. Les maîtres d'école sont si contents de dire comment on te fera bouillir dans une grande marmite de méchants. (...) La lecture de l'école, c'est toujours l'histoire d'une petite fille sage qui aide bien sa maman alors que son frère, lui, il joue dehors. C'est tout ce que je veux pas être, tout ce que je veux pas faire! (...) Dis-moi d'abord pourquoi la langue qu'on parle à la maison et dans la rue est pas la langue de l'école.
-Parce que les hommes d'état, ceux qui ont gouverné l'Algérie depuis l'indépendance, l'ont taxée de dialecte.
-Mes parents comprennent pas tout à la radio et à la télé. Il faut toujours leur expliquer.
-A l'indépendance, les dirigeants ont décrété que deux des langues algériennes, l'arabe maghrébin et le berber, étaient indignes de la scène officielle. Pourtant, leur résistance aux différentes invasions depuis des siècles témoigne de leur vivacité et aurait dû les consacrer. (...) Quant à la troisième langue du pays, le français, il est devenu la langue des vendus, des suppôts du colonialisme. Tu comprends, c'est une façon efficace d'écarter les uns et de jeter le discrédit sur les autres: ceux qui pouvaient contester le régime. Une tactique pour museler tout le monde, en somme. (...) Le peuple, ils l'ont mutilé et abandonné.
-Pourquoi l'arabe, c'est que la langue de la peur, de la honte et des péchés? Surtout quand on est une fille!
-(...) En d'autres temps, l'arabe a été la langue du savoir et de la poésie. Elle l'est encore pour quelques poignées de rebelles et de privilégiés. Tu dois continuer à résister et à apprendre ailleurs ce que tu ne trouves pas à l'école."
Dalila parle aussi à Sultana de l'émigration et explique que les femmes veulent marier leurs filles avec des émigrés pour pouvoir aller en vacances "dans lafrance".
Les circonstances du voyage de Vincent et de l'exil de Sultana ne sont pas les mêmes. Il voyage en Algérie pour découvrir ce pays. Il vient en touriste. Il veut découvrir une autre culture, sans pour autant remettre la sienne en question, contrairement à Sultana qui le vit mal. Donc, il est très réceptif à tout ce que pourrait lui apporter cette culture. Malgré cela, il y a de petites choses auxquelles il ne s'habitue pas, comme l'appel du muezzin. Vincent veut découvrir l'Algérie et en comprendre la culture parce qu'il a, en lui, une part d'Algérie. En effet, il s'est fait greffer un rein. C'était le rein d'une algérienne, et il avait "une parfaite identité tissulaire avec le donneur". Cette coïncidence, cette preuve qu'il n'existe aucune différence entre les hommes sinon celles qu'ils créent eux-mêmes, le poussent à vouloir en savoir plus sur le pays de la personne qui a la même identité tissulaire que lui. Il ne cesse de penser à cette jeune algérienne qui a dû mourir, et qui lui a légué son rein, et une partie de sa culture. Du moins, le ressent-il ainsi. Par exemple, il mange épicé pour ne pas déshabituer le rein. Pourtant, ce n'est pas parce que la femme était algérienne qu'elle mangeait obligatoirement épicé. Surtout si elle était partie, comme Sultana.
D'autre part, Vincent sympathise avec des algériens: Taïeb, Moh. Cela lui est plus facile: c'est un homme, il est prêt à tout découvrir. Il n'a pas de passé avec ce pays, contrairement à ce qu'il croit à cause de son rein. De plus, il a déjà une opinion favorable et se méfie des clichés français sur l'Algérie. Il résume assez bien la complexité de la situation du pays lorsqu'il parle des journaux: "(...) quelques-uns médiocres, qui perpétuent la langue de bois. D'autres, excellents: mêlant spontanéité et analyse savante, véracité du ton, humour et férocité, verbe savoureux, français fricassé d'algérien, langue métissée."
Vincent est donc prédisposé à tomber amoureux de Sultana, à travers laquelle il cherche la jeune algérienne qui lui a "donné" son rein et sa culture. Il a le coup de foudre pour elle qui représente, à ses yeux, l'exotisme de l'Algérie. D'un autre côté, Salah aussi tombe amoureux de Sultana. Il prône l'égalité entre les hommes et les femmes. Il tombe donc amoureux de la Sultana occidentalisée, avec qui il peut parler sur un pied d'égalité. Pourtant, au début du roman, il rejette cette Sultana-là en lui reprochant sa culture occidentale.
Conclusion:
Ce livre est très riche tant par ses personnages que par son texte. Plusieurs formes d'exil y sont décrites. On voit aussi la complexité des sentiments des algériens vis-à-vis de leur culture. Malika Mokeddem nous montre que tout n'est pas tout blanc ou tout noir. D'ailleurs, l'auteur mêle des mots algériens au texte français. Elle les explique par des notes ou, lorsqu'ils sont employés par Dalila, par des explications données par Sultana. A la fin, elle laisse une note d'espoir. Sultana a exorcisé ses démons, et explique même qu'elle continuera de se battre pour les enfants comme Dalila et Alilou. Dalila, même si elle reste dans sa famille, obtient des livres, des dictionnaires et du matériel de peinture. Dalila est une promesse, un espoir pour les générations futures.
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